Centre forestier

Centre forestier et bâtiment de voirie à Villars-Tiercelin (VD)

Maître d’ouvrage
Commune de Villars-Tiercelin

Réalisation
Juin 2010 à avril 2011

Prestations
Concours / Mandat complet

 

Le site choisi prend place sur les hauteurs de la commune de Villars-Tiercelin, en bordure de forêt, à la limite d’une zone de détente abritant un terrain de football.

A l’issue de la procédure du concours, le projet lauréat a été profondément remanié, pour des raisons essentiellement budgétaires. L’idée de base du projet – à savoir regrouper les différents éléments du programme dans trois «boîtes» sous une toiture unique – a été conservée.

La première contient, au rez-de-chaussée, l’atelier et les vestiaires pour les forestiers, complété par un sanitaire accessible aux personnes à mobilité réduite. A l’étage, prennent place un bureau pour le responsable du triage forestier, ainsi qu’un réfectoire avec cuisinette. Un second élément, non chauffé, contient le local pour les engins ainsi que la chaufferie sur laquelle se superpose le stockage pour les plaquettes de bois. Ces deux entités distinctes sont abritées par une toiture unique, à deux pans.

L’enveloppe générale est constituée d’éléments bruts en bois, résidus du calibrage des planches. Ces éléments, disposés verticalement sur un double lattage, sont de profondeur et d’aspect irréguliers, ce qui leur confèrent un aspect vivant mais globalement unitaire. Les traces d’écorces qui subsistent, en surface du bâtiment, et la verticalité de la mise en œuvre entrent en résonnance avec l’environnement naturel, constitué d’arbres de hautes tiges. Par contraste, les façades «en creux» sont parfaitement lisses et revêtues de panneaux agglomérés haute densité, de teinte noire. La toiture est recouverte d’une étanchéité avec couche d’alourdissement en gravier. Un soin particulier a été apporté au traitement des différentes ouvertures dans l’enveloppe du bâtiment. Ainsi, les portes et fenêtres des faces internes sont parfaitement intégrées dans la systématique des panneaux. Des petites fenêtres, disposées aléatoirement, percent les faces en bois. Elles sont munies d’un système de volets coulissants, réalisés de manière identique à la façade. Une fois fermées, ces ouvertures disparaissent totalement. Ces différents choix confèrent un aspect monolithique et assez énigmatique à l’ensemble du bâtiment. Seule exception à ce concept, une grande ouverture donnant sur le réfectoire s’affirme, dès l’entrée sur le site.

Photos Thomas Jantscher